Bulletin d’une yogini à plein temps. Avril 2020

mur-livingstonProgressivement, comme les jours passent, je me sers du yoga pour me plonger dans un monde hors confinement. Dans un monde qui échappe au temps psychologique. 

Quelque part, faire du yoga dans la chambre était devenu un peu, étouffant. C’est drôle, d’employer un tel mot lorsqu’on parle du yoga. Mais en règle avec le satya (vérité), j’ai décidé d’exposer mes impressions telles qu’elles sont. Authentiques. Je me sentais alors  un peu confinée, pendant ma pratique à l’intérieur. Ce fut comme un renouveau quand j’ai finalement pu sortir mon tapis dehors.

Une autre chose que je tiens à partager est le lien entre le yoga et mon activité physique dans le jardin. J’ai remarqué que j’avais peut-être un peu trop travaillé dehors. J’avais du mal à rester enfermée et être dans la cour et me sentir occupée me donnait une certaine satisfaction, le sentiment d’une chose accomplie – je pouvais voir les résultats de mon travail. Mais parfois j’oubliais de me reposer. Je travaillais donc moins vers la fin du mois. J’ai également ralenti avec ma pratique du yoga. Et je me suis rendue compte que même doucement on peut avancer. Les alignements, ou une profonde concentration sur une certaine posture, cela me paraît fondamental pour une bonne maîtrise du yoga dans sa complexité.

Et puis il y avait les jours où j’avais un flow qui me connectait avec l’univers, où je pouvais puiser de l’énergie, être reconnaissante et envoyer des pensées positives. J’ai trouvé une planche qui me sert de support pour mon tapis et j’en étais ravie car la stabilité est essentielle quand on commence avec le yoga. Certaines postures demandent beaucoup de concentration, beaucoup de stabilité (mentale et corporelle) et il faut une bonne base pour être à l’aise.

Toujours est-il que j’ai pu avancer avec ma pratique de la posture sur la tête salamba sirsasana. J’ai appris à rester avec les jambes pliées pendant plusieurs secondes et j’ai également appris à descendre avec plus d’élégance.

En ce qui concerne ma pratique méditative, je considère que les activités telles que le jardinage, ou la construction des cairns peuvent procurer un effet similaire que la méditation. Le but c’est de rester concentré et d’observer ses pensées, rester détaché et pratiquer le pratyahara, le retrait des sens (et des jugements qui vont avec). Ces activités me procuraient beaucoup de zénitude et de quiétude. De plus, je pouvais passer du temps dehors. Le sol étant un peu humide, je ne me sentais pas prête à rester assise pour méditer.

Je voudrais finir ce bulletin avec la définition du yoga telles qu’elle a été decrite par Patanjali dans le Yoga Sutra. Dans le premier chapitre, le deuxième aphorisme dit yoga chitta vritti nirodha (chitta – la conscience, vritti – mouvement, nirodha – le fait de restreindre). Cet aphorisme définit le yoga comme calmer les fluctuations du mental. Ne pas suivre une pensée, mais l’observer. Pratiquer la quiétude et le détachement. Mon mental est  parfois tellement agité quand je pense aux êtres qui me sont chers et si loin de moi. C’est très utile de pratiquer la présence, de calmer le mental. De rester zen.

Merci pour votre lecture 🙏

Namaste

💚

Avertissement : Yoga est une pratique qui demande beaucoup de concentration. Ce site ne donne en aucun cas des conseils aux personnes qui souhaitent pratiquer le yoga. Il s’agit d’une partage d’expériences. Greeny Zuz Wandering décline toute responsabilité en cas d’accident. 

 


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