Bulletin d’une yogini à plein temps. Février 2020

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En avançant dans ma pratique, je comprends de plus en plus quelle est la place du yoga dans mon quotidien. Je fais l’expérience d’un réaménagement de mon monde intérieur. Surgissent toujours les mêmes questions que je me pose depuis des années maintenant. Comme la place de l’éthique dans la société. Des valeurs d’aujourd’hui, qu’en est-il ? Ce sont les questions et les interrogations du mois. Je partage également ma lecture du moment, qui, à première vue peut paraître assez particulière. Or, j’assume et je n’ai pas d’attentes. On verra où cela m’emporte. Je vous souhaite une bonne lecture.

Yoga en février

Ce mois, je me suis mis comme objectif de perfectionner la posture sur la tête, salamba sirsasana. Je suis désormais capable de faire cette posture en autonomie. Je peux monter et descendre sans toucher le mur. Or, je le fais quand-même toujours face à un mur. Je ne veux pas prendre de risques. Ce que je voulais vraiment travailler, c’est l’endurance. Quel temps puis-je rester dans cette posture ? J’essaie petit à petit de trouver un vrai ancrage et rester dans cette posture pendant plus longtemps. De plus, je voudrais également perfectionner mon « retour sur la terre ». Je descends assez vite et je voudrais descendre avec un peu plus d’éllegance.

J’ai également commencé à pratiquer la posture sur les avant-bras, pincha mayurasana. J’avance tout doucement mais c’est toujours excitant de commencer à apprendre une nouvelle posture.

J’ai appris la posture du héros allongé (supta virasana). En effet, la posture du héros (virasana) est une posture que j’aime beaucoup car elle soulage les jambes. La posture du héros allongé est une variation dans laquelle on s’allonge avec les genoux pliés. Ce n’était pas facile d’apprendre cette posture et je ne la maîtrise pas parfaitement mais j’ai remarqué pas mal de progrès et je trouve également que cette posture est assez bénéfique.

Yoga et le quotidien

Comme évoqué au début de cet article, je fais l’expérience d’une certaine prise de conscience par rapport à ma pratique. Je commence à comprendre que le yoga est important mais ce que je trouve plus important c’est la façon dont je réussis à implémenter les bienfaits de cette pratique dans mon quotidien, dans la réalité de tous les jours. Quand je faisais du yoga au début, le monde extérieur n’existait pas. C’était moi et mon yoga. Je dissociais ma pratique de mon quotidien. J’avais beaucoup de temps et j’étais quelque part plongée dans ma pratique.

Or, je commence à m’apercevoir que le yoga est toujours là. L’union. Non pas seulement quand je suis sur le tapis. La concentration que je puise de ma pratique physique me permet à être consistente. La patience que je dois éprouver pour tenir dans une posture me permet de me détacher un peu plus des situations émouvantes, telles que les départs ou les informations tristes sur les actualités mondiales. Ainsi que sur le changement climatique. En tant qu’une personne introvertie, j’ai toujours été assez sensible. De plus je réfléchissais trop. Cela n’est pas toujours bénéfique. Je suis très reconnaissante pour le yoga car cette pratique me permet de voir ma vraie place dans ce monde.

J’ai décidé de reprendre mes études. Juste essayer. J’ai commencé à me préparer pour les examens d’admission et je suis heureuse de pouvoir me servir du yoga quand j’ai l’impression de me perdre dans mes projets. Puisque j’ai compris ma place dans ce monde, le faire devient secondaire. L’être prédomine.

Je me demande…

Faut-il toujours rester fidèle à ses valeurs ?

Les valeurs, ma grande réflexion du mois. Pouvons-nous toujours rester fidèles à nos valeurs aujourd’hui ? J’ai pensé à sujet surtout en lien avec les entretiens d’embauche. Il paraît qu’un employeur à besoin de quelques secondes pour décider s’il va étudier un CV dans la profondeur. Ce n’est pas beaucoup. On doit se démarquer des autres. Montrer nos capacités, nos expériences professionnelles. Et nos valeurs ? Secondaires. Pas le temps. N’avons-nous plus le temps pour être fidèles à nos valeurs ?

On ne va pas parler de l’importance de la bienveillance lors d’un entretien. On va plutôt évoquer nos réussites, notre succès dans un domaine ou dans nos études. On ne va pas parler de nos échecs, de nos faiblesses ou de nos valeurs. Bien sûr, personne n’a plus le temps pour cela. L’essentiel c’est de trouver quelqu’un qui travaille bien. Quelqu’un qui serait performant.

Il est compréhensible pour un recruteur ou un patron d’être pragmatique. Son plus grand soucis est de faire marcher une entreprise. C’est important, bien évidemment.  Surtout s’il recrute pour un poste end CDI. Soyons réalistes. Or, ce recruteur ou ce patron sont aussi des êtres humains. Nous sommes au 21e siècle. Je pense qu’il est temps d’assumer notre humanité. Il est temps d’assumer nos défauts et nos faiblesses. Être authentique. Mais ce n’est pas facile dans un monde où l’on est constamment en concurrence avec les autres. Ce n’est pas facile de toujours être bienveillant. Et pourtant, c’est souvent tellement agréable de juste être soi-même et rester fidèle à ses valeurs.

Que nous faut-il pour être heureux ?

Vous connaissez tous ces proverbes comme quoi celui qui a moins, est plus prêt à aider les autres ? Que nous faut-il pour être heureux ? Je croyais toujours que si j’avais du succès, je serais heureuse. C’était toujours orienté vers le futur. Après, quand j’aurai ce diplôme, je serai heureuse. J’ai eu mon diplôme et je n’étais pas heureuse. Soulagée sans doute mais heureuse? Non. Je croyais aussi que quand j’aurai un bon travail, je serai heureuse. Un travail où j’aurai beaucoup de responsabilités. Un salaire important pour pouvoir m’assumer toute seule. Le bonheur viendrait après. Dans le futur. On poursuit le bonheur partout et on passe à côté de l’instant présent, qui a tellement à nous offrir.

On entend souvent les clichés du type le bonheur se trouve dans les petites choses. Mais c’est vrai ! Que nous faut-il vraiment ? De l’eau pour se laver, de la nourriture, des gens qui nous aiment. C’est énorme déjà. Être reconnaissant pour tout cela, c’est déjà du bonheur. C’est à ce moment là que nous n’avons plus besoin de chercher l’épanouissement dans une plus grande voiture ou dans des appareils de luxe.

L’honnêteté, quelle vertu

Petit mot à toutes les personnes honnêtes. Celles qui sont capables d’une critique constructive. Si l’on écoute les personnes qui sont honnêtes avec nous, on peut en effet beaucoup avancer.

Étudier l’économie avec bienveillance ?

Il est temps de présenter ma lecture décrite dans l’introduction de ce bulletin. Le livre que j’ai commencé à lire en février s’intitule Principes de l’Économie de Gregory Mankiw. Certes un choix un peu particulier pour une fille spirituelle que je suis. Cette lecture est recommandée pour un Master dans lequel je souhaiterais m’inscrire. J’ai décidé de me donner encore une chance avec le Master. On verra si je tiens mais comme j’ai déjà mentionné, je peux désormais me servir du yoga pour surmonter une difficulté ou le stress. Le détachement me permet de garder l’esprit clair.

Le Master que j’ai choisi s’appelle Administration publique et il se déroule à Brno (une ville dans le sud de la République Tchèque). Il me plaît car il est enseigné dans deux langues, à savoir le tchèque et le français. En ce qui concerne le tchèque, cette langue ressemble beaucoup au slovaque. En effet, on peut même rédiger nos mémoires en slovaque quand on fait les études en République Tchèque. On se comprend et c’est une grande avantage.

Comprendre

J’ai toujours voulu étudier en français. Je suis donc très contente que j’ai trouvé un Master dont la moitié est enseignée en français. Ma volonté de retourner à l’école explique donc ma lecture du moment. C’est très étrange car j’ai fait une licence de Lettres modernes. Les livres que j’ai lus pendant ma licence étaient un peu différents de Principes de L’Économie. Mais j’ai appris une chose – pour se créer une opinion vraiment objective sur un sujet, il faut connaître le sujet en question. C’est à ce moment que nos réflexions deviennent vraiment légitimes.

Bien que l’économie ne soit pas mon domaine, je suis contente de pouvoir élargir mes connaissances au lieu de critiquer quelque chose que je ne connais pas. De plus, c’est tellement intéressant de lire sur l’économie et comparer cela avec mon éducation philosophique et littéraire! Ce sont deux mondes différents et il est intéressant d’y chercher une intersection.

Master numéro 2.

J’ai également décidé de postuler pour un Master de traduction du français en tchèque. Récemment, j’ai commencé à me préparer pour l’examen d’admission. Il ne m’a pas fallu longtemps pour m’apercevoir que je ne sais vraiment pas traduire le français ! J’ai un vocabulaire acceptable en français mais je ne suis pas très souvent amenée à traduire le français. De plus, le tchèque est similaire au slovaque mais ce n’est quand-même pas ma langue maternelle. Quoi qu’il en soit, je ne m’emballe pas avec ces Masters. Les diplômes sont devenus assez secondaires dans ma vie. J’ai également trouvé quelques Masters en France, je vais peut-être tenter ma chance. On verra où cette soudaine prise de décision m’emmènera.

Merci beaucoup pour votre lecture et un immense merci également pour votre fidélité à mon blog 🙏

Namaste

💚

 

 

Avertissement : Yoga est une pratique qui demande beaucoup de concentration. Ce site ne donne en aucun cas des conseils aux personnes qui souhaitent pratiquer le yoga. Il s’agit d’une partage d’expériences. Greeny Zuz Wandering décline toute responsabilité en cas d’accident. 


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