Comment trouver une approche équilibrée à notre alimentation ?

fruits-legumes-en-vracAujourd’hui, je voudrais aborder un sujet qui me semble assez pertinent, à savoir l’alimentation. Depuis quelques décennies, les choses ont changé radicalement. Que ce soit les régimes, l’accès aux aliments, le gaspillage alimentaire ou encore le problème avec les emballages, les pesticides ou le traitement cruel des animaux. Ces sujets deviennent de plus en plus importants. Passionnée des tendances dans la société, j’ai regardé une centaine de documentaires sur l’alimentation depuis que je parle français. Je suis par conséquent plus ou moins en mesure de dissimuler le vrai du faux.

J’ai déjà essayé plusieurs régimes alimentaires. De mon enfance, à mes années à la fac, en passant par le travail, je vais partager avec vous mes expériences en question de l’alimentation. Je partagerai mes opinions sur les tendances actuelles, sur les régimes que je connais, sur le végétarisme et sur l’importance de l’équilibre en ce qui concerne l’alimentation industrialisée.

L’homme moderne a bien évolué depuis quelques siècles. Alors que dans le passé nous ne faisions que répéter ce que nous connaissions, aujourd’hui, nous avons accès aux informations provenant de tout le globe. En matière de l’alimentation, cela change considérablement nos convictions. Alors que nous étions persuadés que manger de la viande était essentiel, nous ne sommes plus si sûrs de cela aujourd’hui. Voilà l’essor des végétariens. Ceux qui mangent de la viande occasionnellement sont des flexitariens. Ceux qui refusent la viande et tous les produits d’origine animale tels que les œufs, les produits laitiers ou encore le miel, sont véganes. Nous avons également les adeptes du véganisme avec uniquement une cuisine crue, en anglais connus sous le nom « raw vegan ». Il y a ceux qui ne mangent que des fruits (fruitariens), ou encore les adhérents du régime cétogène – une alimentation qui exclue les glucides et le sucre et qui est riche en protéines et lipides. C’est le retour à l’homme de la préhistoire – le chasseur-cueilleur, avant l’arrivée de l’agriculture.

Moi? Je suis végétarienne

Je suis végétarienne depuis maintenant 4 ans. Pendant quelque temps, je mangeais du poisson mais j’ai arrêté. Or, depuis quelques mois, j’ai parfois envie de manger de la viande. Je n’ai pas arrêté  de manger de la viande pour une raison particulière. Pendant mes années à l’université, j’en mangeais pas beaucoup, car la viande est assez chère, il faut se le dire. Mais quand je suis rentrée à la maison pour le week-end, manger de la viande ne me posait pas de problème. Les choses ont changé après mon Erasmus. De retour à Prague, j’étais en colocation avec une végétarienne et c’est un peu grâce à elle que je me suis mise à ce régime alimentaire.

Etre végétarienne est devenue pour moi une partie de qui j’étais. Je me rensaignais de plus en plus sur le traitement des animaux et j’étais contente de ne pas manger de la viande. Je me suis aussi intéressée au véganisme, parce que l’idée de pouvoir manger sans participer à la souffrance animale me paraissait très sympathique. Mon entourage ne semblait pas partager mon enthousiasme, et on me proposait de la viande de temps en temps. Je refusais systématiquement.

Depuis quelque temps, et comme j’avais envie de manger de la viande malgré le fait que je suis végetarienne, j’ai commencé à me poser des questions. Et si ce régime alimentaire me définissait avant que je ne le fasse moi-même par ce que je dis, ou ce que je fais? Mais je ne peux pas arrêter d’être végétarienne, c’est ce que je suis… Or, ce n’est pas tout à fait vrai… Alors j’ai arrêté à me poser des questions. Je pense qu’on se pose trop de questions aujourd’hui. On découvre quelque chose (puisque c’est tellement facile) et soudain tout le reste, ce n’est pas bien. Nous avons oublié l’importance de l’équilibre. Et surtout, nous avons oublié prendre plaisir à manger un aliment, un bon aliment, et à le savourer avec plaisir. On doit manger en toute vitesse, surtout quand on travaille. On n’a plus le temps de faire la cuisine. Il n’est donc pas étonnant qu’on se tourne vers une alimentation de plus en plus industrialisée, qui économise notre temps. Mais est-ce toujours le meilleur choix ?

L’alimentation et l’éthique

Nous pouvons, comme moi au début, facilement croire qu’une fois qu’on a éliminé la viande de notre alimentation, nous mangeons sans participer à la cruauté. Je pense qu’il est très important de dénoncer la cruauté et le manque de respect envers les animaux. Mais ce n’est pas parce qu’on ne mange plus de viande que notre alimentation est éthique et irréprochable. Car même les aliments que l’on considère comme plus éthiques (l’avocat, par exemple), ne le sont pas forcément, car un avocatier ne pousse pas partout. De plus, cet arbre demande vraiment beaucoup d’eau. Les régions de l’Amérique du Sud où ce fruit à la mode pousse, sont ainsi privées d’eau. Et il faut le transporter, cet avocat…

Un autre problème sont les œufs, un sujet auquel je suis particulièrement sensible. Ayant grandie entourée des animaux, je trouvais inadmissible que les poules puissent souffrir autant, dans les cages trop petites. Alors pendant une période, je ne mangeais que les œufs de la ferme, les œufs de chez nous, que ma grand-mère me préparait à chaque fois que j’allais à Prague. Je refusais également les produits qui pourraient contenir des œufs industriels, tels que les biscuits ou les sauces. Mais après mes études, je changeais souvent d’environnement et je n’avais pas toujours la possibilité de trouver des œufs de la ferme. Et puis, en voyage, on a pas forcément toujours le temps de s’occuper de tous ces petits détails qui étaient si importants. Le voyage m’a un peu forcée à m’adapter…

S’adapter

Nous passons un temps fou à défendre nos régimes alimentaires alors que nous devrions avant tout être reconnaissants d’avoir accès à la nourriture. Car tous les humains sur cette planète n’ont pas cette chance. Quand j’étais étudiante, je n’avais pas un budget extraordinaire pour mon alimentation. Alors je faisais avec. Quand je travaillais, j’avais plus de moyens et par conséquent, j’investissais beaucoup plus dans mon alimentation. J’allais dans les magasins bio, je mangeais beaucoup de légumes, beaucoup de fruits. J’ai toujours fait de mon mieux pour m’adapter. Savoir s’adapter me semble très important. Mon copain en est un très bon exemple. Pendant notre volontariat au Nicaragua, nous avons travaillé dans un hôtel avec un restaurant végétarien. Pendant un mois, il mangeait tous les midis des plats végétariens. J’étais ravie de voir à quel point il a su s’adapter sans le considérer comme quelque chose de mauvais.

Mais ça ne résout pas le problème

Si l’on s’adapte aux conditions données, nous n’allons pas pour autant résoudre tous les problèmes de l’industrie alimentaire. Quand on commence à se renseigner sur ce qu’on mange, on peut facilement devenir pessimiste et sceptique. Avec les problèmes de l’élevage intensif, les monocultures et l’utilisation des pesticides, il semble que la situation est vraiment grave. La détérioration de la qualité des sols, de l’air, la pollution de l’eau, comment peut-on rester serein face à ces informations? Sachant que souvent la qualité de nos aliments est affectée par toute cette pollution? Ce n’est pas facile à expliquer mais je ne pense pas que la solution se trouve dans les régimes extrêmes. L’objectif n’est pas de diviser les gens selon s’ils mangent de la viande ou pas. Nous ne pouvons pas changer les autres. Surtout pas leurs habitudes alimentaires. Nous pouvons les critiquer mais cela ne fera qu’apporter plus de négativité dans la conscience collective. Par contre, ce que nous pouvons changer, c’est notre perception du monde, notre façon de voir les choses. Il n’est pas facile d’accepter l’état actuel des choses mais je pense que c’est dans l’acceptation qu’on peut trouver un vrai changement.

Accepter tout simplement que nous sommes presque sept milliards sur cette planète. Remettre donc en question le régime alimentaire de chaque personne, même si c’est que dans notre entourage, nous coûte beaucoup d’énergie. Cette énergie, nous pouvons l’investir dans des choses bien plus intéressantes.

Est-ce éthique?

Ce grand mot, l’éthique, le mot qui sonne tellement peu avec l’industrie agro-alimentaire. Comment faire pour rester fidèle à ses convictions? J’ai essayé, pendant au moins un an, de suivre une alimentation éthique. Je me disais que je n’achèterais que cet aliment là car il est éthique, que manger de la viande n’est pas éthique, manger des avocats n’est pas éthique… Finalement on se retrouve avec peu d’aliments… On mange éthique mais sommes nous pour autant vraiment heureux?

L’éthique est très importante. Essentiel pour moi. Mais en tant qu’un être humain, un être imparfait, on ne peut pas être 100% éthique tout le temps. Car on passe à côté de plein de choses imparfaites, plein de choses de la vie. Ce n’est pas parce qu’on ne mange pas de viande qu’on est forcément plus éthique que celui qui en mange. L’éthique c’est aussi le respect. Respect envers nous-mêmes et envers nos proches, le respect envers les humains en général. Et puis, il y a quelques solutions qui s’offrent à l’homme moderne d’aujourd’hui.

Trouver  un équilibre

Avant d’être végétariens, véganes, adhérants du régime cétogène ou omnivores, nous sommes les êtres humains. Et nous cherchons. Or, ce que nous avons tendance à oublier, dans ce monde rapide, c’est l’importance de l’équilibre. Car exclure un aliment, c’est bien, si l’on se sent bien. Mais essayer de remédier à ce manque par l’excès de quelque chose, cela ne me semble pas si bien.

Au lieu de privilégier des régimes à la mode, je pense que nous devrions plus nous servir de notre bon sens. Le sens  » paysan », comme on le dit en slovaque. Cela signifie, que parfois, il ne faut pas trop réfléchir ou analyser les choses. Il suffit d’être pragmatique. Sans tomber dans l’excès. C’est vraiment ce qui est dangereux. Car, l’excès rappelle l’extrême et l’extrême est l’antipode même de la balance et de l’harmonie. A quoi ça nous sert de suivre un régime si l’on n’est pas épanoui ? Si l’on ne peut même plus profiter d’un repas avec nos proches ? Nous avons une chance, énorme, la chance de pouvoir nous nourrir. Si l’on remet tout en question, comment nous y retrouverons-nous après ? Bien évidemment, il est nécessaire de se rendre compte des dangers de la nourriture industrialisée. Mais il est pratiquement impossible de l’exclure complètement. C’est pourquoi je pense qu’il est très important de trouver un équilibre et de consommer également des aliments dans leur état naturel.

Consommer local

Un très bon conseil qui n’en est pas un car ça me paraît tellement naturel. J’essaie toujours de consommer local. Le plus possible. Non seulement parce que c’est plus respectueux pour l’environnement (la nourriture ne voyage pas autant) mais c’est également une très bonne façon de soutenir les producteurs locaux. Certes, il n’est pas facile de trouver tous les aliments et la production est souvent centralisée mais au lieu d’acheter une pomme de la Nouvelle Zélande, lorsqu’on est en Normandie, pourquoi ne pas se contenter d’une pomme qui vient du verger à Jumièges? Il en va de même pour la plupart des aliments. On peut quasiment toujours trouver une alternative produite plus près de chez nous.

Consommer les produits de la saison

Le dernier conseil, à mon avis très important, mais encore une fois complétement naturel, c’est consommer les produits de la saison. Là encore le fameux sens « paysan » peut nous être d’une grande utilité. L’hiver approche et c’est une bonne occasion de s’inspirer des habitudes alimentaires de nos ancêtres. Compote, choux, betteraves, pommes, on avait pas un choix immense en hiver. C’était surtout les aliments qui tenaient tout l’hiver, les aliments locaux, sans pesticides. Certes, ils n’étaient pas très variés (je pense qu’ils l’étaient encore moins dans ma région en Slovaquie du nord). C’est là que l’homme moderne peut se servir de son sens « paysan » dans un monde moderne. L’homme moderne sait tirer profit de ce style de vie simple et frugal,  tout en prenant plaisir à se servir de temps en temps de ce que le monde moderne peut lui offrir.

Gaspillage alimentaire

Finalement, l’homme moderne utilise des applications qui luttent contre le gaspillage alimentaire et essaie de ne pas jeter la nourriture à la poubelle.

Conclusion

Peut importe qu’on soit végane, végétarien, fruitarien, flexitarien ou on ne s’intéresse pas à tout cela. Nous partageons une chose, nous sommes des êtres humains. Alors profitons de ces beaux moments à table, sans nous préoccuper de ce que mangent les autres. C’est ainsi qu’on peut vraiment profiter, être reconnaissant et épanoui.

Merci pour votre lecture. Quel est votre régime alimentaire?

💚


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