Le jour du dépassement. Comment rester serein mais pas indifférent ?

La semaine dernière est venu ce moment. Je vais sur un réseau social quelconque et j’apprends que l’humanité vit à crédit en ce qui concerne les ressources naturelles renouvelables jusqu’à la fin de l’année. Superbe début de journée. Angoissante information, n’est-ce pas ? Est-il possible de rester serein face à une telle information ? Faut-il s’en ficher complètement ou agir? Voici mon interprétation, avec quelques conseils. Mais commençons par le début.

Le jour du dépassement, qu’est-ce que c’est ?

Coucher de soleil en Slovaquie

Le jour du dépassement est le jour où l’humanité a épuisé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète est en mesure de produire dans une année. Vu que le jour du dépassement est tombé sur le 29 juillet, c’est comme si on vivait désormais à crédit jusqu’à la fin de l’année en ce qui concerne notre utilisation des ressources de la planète. Certes, les calcules sont globales et par conséquent cette date ne peut pas être appliquée sur chaque pays individuellement. Mais ça donne des frissons quand-même et il semblerait que la situation est alarmante. Le jour du dépassement arrive de plus en plus tôt depuis qu’il a été indiqué pour la première fois au début des années 1970 par Global Footprint Network. Ayant accès à toutes ces informations, tout le monde devrait être déjà en train d’essayer d’inverser cette tendance en étant plus conscient de sa consommation et de son empreinte écologique en général. Alors pourquoi nous avons l’impression que ces informations n’ont aucun impact sur notre comportement ?

Mais où commencer ?

La plage en Normandie

Étant donné que c’est un sujet qui nous relie tous, qui nous concernent tous, comment est-il possible que nous n’agissons pas ? Je dirais que c’est justement l’ampleur de l’information qui nous empêche d’agir. Car nous ne savons pas où commencer face à un tel enjeux. Tous nos efforts peuvent sembler inutiles quand nous apprenons que des pays entiers s’éloignent de la problématique écologique car ce n’est pas profitable. Quand nous trions nos déchets consciencieusement et nous voyons les voisins tout mettre dans une poubelle. À quoi bon alors ? De toute façon, je ne peux jamais rien changer car mes efforts sont minuscules. Je voudrais m’arrêter sur cette affirmation. Rien ne peux changer si chacun ne commence pas par soi-même. Se pleindre des politiciens qui ne se préoccupent pas de l’environnement ne résoudra certainement rien. Tout comme essayer de se battre contre quelque chose, ou lutter contre quelque chose. Il faut commencer par accepter la situation. Accepter ne signifie pas ne pas s’intéresser. Ça signifie tout simplement que nous avons réalisé notre rôle dans cet enjeux. C’est de là que nous pouvons commencer à agir. Comment agir face à cette angoissante information ? Je dirais que c’est comme quand vous préparez un grand projet ou que vous devez rédiger un travail de fin d’études. L’essentiel, c’est de commencer. Ensuite, avancer étape par étape. Si vous vous concentrez uniquement sur le résultat, vous pouvez facilement vous perdre dans votre travail. Cela peut avoir des conséquences négatives sur la qualité de votre projet. Alors mieux vaut-il commencer par le début. C’est parfaitement applicable à cette problématique aussi. Il s’agit de dresser la liste des choses que nous pouvons faire dans notre situation actuelle avec les ressources disponibles tout en étant content de contribuer à l’amélioration de la situation.

Comment rester serein face aux informations d’une telle ampleur ?

Le Lac de Costance en Autriche

Même si cela paraît impossible, nous pouvons garder une certaine sérénité face aux visions sombres auxquelles nous sommes constamment confrontés. L’humanité a oublié à quel point la vie sur cette planète est précieuse. Nous ne savons toujours pas pourquoi la vie existe sur cette planète. Nous sommes peut-être là pour apprécier ce que cette planète nous offre. Malheureusement, la pensée excessive a oublié cela et c’est la raison pour laquelle nous ne savons plus nous servir de ce que la planète nous offre. La convoitise, le mépris et la rancune – tous des résultats de la pensée excessive, nous ont amenés devant la situation où nous ne nous rendons plus compte de tout ce que la planète nous donne. Nous donnons quoi en échange ? Hm… Difficile à répondre, n’est-ce pas ? Quand nous réalisons que la vie sur cette planète est précieuse, nous pouvons être serein. C’est de là que vont émerger les réponses à nos questions. Il n’est plus nécessaire de dire que c’est aux multinationales de changer la situation. Être en colère car le voisin ne trie pas ses déchets. Désespérer car je ne peux rien faire. Mais je peux. Je peux accepter la situation. Est-ce que ça ce n’est pas serein ? Alors maintenant c’est à chacun d’entre nous de regarder droit devant, d’affronter la réalité et d’accepter ce qui nous énerve, nous stresse, nous rend angoissé. Les réponses sont plus près que nous ne le croyons. Il y a tellement de choses qui peuvent nous rendre désespérés aujourd’hui. Pensez vous que l’angoisse et la frustration peuvent vraiment faire la différence ? Je ne pense pas. Je pense que c’est plutôt la bienveillance et la compassion qui peuvent vraiment contribuer à un vrai changement. Commencez par vous, c’est essentiel. Soyez gentil avec vous-même et vous saurez par conséquent être plus gentil et plus conscient sur une plus grande échelle.

Pourquoi notre intérêt est-il crucial ?

La rivière en Haute Garonne

Quand j’ai essayé d’expliquer à mes proches ce qu’est l’acceptation, nous nous perdions dans les concepts, les explications et les mots. Car, ils me demandaient, du coup après je fais quoi si j’accepte tout ? Tu ne vis pas dans la réalité. Ce n’est pas ça qu’il faut faire. Tu es naïve. Si j’accepte tout, comment je fais quelque chose après ? Cela ne donne aucun sens. OK mais de toute façon l’humain finit toujours par accepter. Souvent, cette acceptation amène une certaine clarté d’esprit. D’un seul coup, vous savez ce qu’il faut faire. Vous vous intéressez à ce qui vous concerne. Le changement climatique vous concerne. Moi aussi. Tout le monde. Alors pourquoi ne pas agir ? Vous ne vous sentez pas prêts ? Sentez-vous une pression ? Alors vient la bienveillance et la compassion. Il n’est pas facile de faire face à la pression qui vient de tous les sens. Nous devrions tous être végans, zéro déchet, consommer local, ne plus rien acheter et faire du jardinage ? Ok mais si cela ne nous rend pas épanouis ? Quel intérêt alors ? Nous ne savons pas ce dont les gens autour de nous ont vraiment besoin. Nous croyons le savoir mais ce n’est jamais sûr. Vous aimez peut-être boire du café ? J’achetais le café issu du commerce équitable. Mais à un moment donné, j’ai du acheter le café normal. Petit à petit, j’ai oublié le café issu du commerce équitable. Je viens juste de m’en rappeler. J’étais surprise à quel point j’avais oublié l’importance du commerce équitable. Je n’aurais jamais pensé oublier cela après avoir visité la plantation de café en Amérique Centrale. Où je veux en venir ? Nous sommes les humains. Nous ne pouvons pas toujours tout faire à 100 pour cent. Mais il y a des humains sur cette planète qui n’ont pas tout le confort que nous. Cela n’est pas facile à accepter. De plus ce n’est pas nécessaire car nous ne le voyons pas directement. Mais c’est la réalité. Quand nous apprenons à apprécier ce que nous avons déjà, nous pourrons faire des choix plus éthiques. Nous ne ressentirons pas la pression que nous devrions faire quelque chose. Car cela nous viendra naturellement. Bien qu’on puisse être très informés sur les enjeux environnementaux et éthiques, l’essentiel est de commencer par les choses que nous pouvons changer dans notre situation actuelle, dans l’endroit où nous nous trouvons actuellement. Cela nous permettra d’acquérir une vision globale de l’importance de notre implication.

Quelles actions à l’échelle individuelle ?

J’envisage consacrer un article entier sur des astuces écologiques. Mon objectif avec ces conseils sera de continuer à faire des choses avec plaisir et rester épanoui tout en contribuant au respect et la protection de l’environnement.

Jour du dépassement : rappel à penser aux générations futures

La vue de l'Aguille du Midi sur les sommets enneigés des Alpes

Le jour du dépassement est d’après moi un rappel pour l’humanité. Il est là pour nous montrer comment nos pays respectifs se comportent et quelle est leur empreinte écologique. Il est également là pour nous dire que les ressources de la planète ne sont pas inépuisables. La bonne nouvelle dans tout cela est que nous sommes en mesure d’inverser cette tendance. Il est dans notre intérêt d’agir. Mais pour cela, faut-il encore se rendre compte de la réalité et des faits que nous ne pouvons pas voir si nous refusons de bien regarder autour de nous.


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