Mon expérience avec le mode de vie zéro-déchet

Mon Expérience Zéro déchet
Mon petit bocal avec les déchets non-recyclables

Cela fait plus d’un an que je suis familiarisée avec le terme zéro déchet, une idée de réduction radicale de production de déchets dans la vie quotidienne. Dans cette atricle, j’aimerais partager mon expérience avec ce mode de vie.

Les débuts

La première fois que j’ai entendu parler de zéro déchet, je travaillais dans les Alpes. C’était l’année dernière, en été. J’avais toujours essayé de produire le moins de déchets possible mais je n’étais pas au courant de toutes les possibilités. Néanmoins, un peu de recherche a suffit à combler mes lacunes dans ce domaine et j’ai compris que je pouvais faire beaucoup plus. Bien évidemment, j’ai commencé aussitôt. J’évitais les supermarchés, car les marchés locaux me paraissaient plus logiques pour acheter les fruits et les légumes. J’ai trouvé une épicerie en vrac, acheté les sacs à vrac, les serviettes hygiéniques réutilisables, une paille en inox et une brosse à dent en bambou. J’utilisais déjà un déodorant et un shampooing dans un emballage compostable mais cela était surtout dû à ma préférence des produits cosmétiques bio sans substances chimiques.

Petit à petit, le mode de vie zéro déchet commençait à faire partie de ma vie quotidienne. A vrai dire, je me santais très bien. Je mangeais équilibré. J’étais épanouie car au lieu de me plaindre des choses que je ne pouvais pas changer, j’étais pleinement concentrée aux changements que je pouvais faire dans ma vie, à mon niveau.

De retour en Slovaquie, j’ai essayé d’intégrer quelques idées du zéro déchet à la maison. J’avais ramené des sacs à vrac et j’ai proposé a ma famille qu’ils pourraient les utiliser également. Malgré le fait qu’il y a très peu d’épiceries en vrac en Slovaquie, j’étais plutôt fière de tous mes efforts.

Zéro déchet en Amérique Centrale

J’ai passé quelques semaines en Slovaquie et en Normandie. Finalement, le moment de notre départ en Amérique Centrale était arrivé.

Cela fait plus de six mois que nous sommes rentrés en Europe. Or, je ne peux pas nier l’importance de notre voyage, particulièrement quand il s’agit de mon regard sur le mode de vie zéro dechet.

J’ai démarré le voyage avec une grande détermination de produire le moins de déchets possible. Etant donné que le système du recyclage dans les pays d’Amérique Centrale n’est pas très développé (à part le Costa-Rica, peut-être), j’étais très motivée à produire le minimum de déchets. C’est vraiment triste mais je ne voulais pas savoir ce qui se passait avec les déchets dans les pays entourés de l’océan. Néanmoins, toujours est-il que je devais faire face à tous les déchets dans la rue et dans les rivières. Je me souviens, nous étions au lac Atitlan au Guatemala. Assis dans la lancha, nous nous sommes aperçus de quelque chose sur la surface du lac. Naïve, je pensais que c’était des fleurs. Les nénuphars… Malheuresement, après avoir bien regardé, j’ai compris que c’était des bouteilles en plastique. Malgré l’interdiction du gouvernement d’utiliser les pailles en plastique autour du lac, la situation me paraissait accablante. Ceci s’applique à l’Amérique Centrale en général. Avec mon statut de touriste, je ne pouvais pas faire grand chose à part refuser tous les plastiques que je pouvais. Les sacs en plastique, les pailles en plastique, les boîtes en plastique et les couverts en plastique. Mon objectif était de communiquer indirectement un message. Les alternatives au plastique sont possible. Ne pas laisser des déchets derrière soi peut être très satisfaisant.

La dernière semaine de notre voyage que nous avons passé à Quintana Roo au Mexique, était une véritable épreuve. J’étais malade et très fatiguée. Je n’avais pas d’énergie pour penser au plastique et aux déchets. Ma seule préoccupation était comment me rendre jusqu’au siège dans l’avion. Je ne me posais même pas la question si je devais manger le repas dans l’avion et produire les déchets. J’étais épuisée et contente de manger autre chose qu’un taco. J’ai même bu de l’eau dans une bouteille en plastique.

Zéro déchet après le voyage

De retour en Europe, je poursuivais mon mode de vie sans plastique. Pourtant, quelque chose a changé. Il est difficile de l’expliquer donc si me critiquer vous semble nécessaire, faites le doucement s’il vous plaît.

Si nous pensons à la pollution plastique, nous pouvons très vite devenir pessimistes. Donc, moi en tant qu’individu, j’arrête d’utiliser le plastique. Quel changement puis-je faire réellement ? Je ne connais pas la réponse exacte. Or, il est important de savoir que si l’individu peut faire quelque chose pour améliorer la situation, il est toujours bien de faire cet effort. Même si c’est minuscule. On peut toujours inspirer les autres et par conséquent changer quelque chose.

Néanmoins, j’ai remarqué un autre phénomène. Celui de penser excessivement. Il y a eu des moments quand je pensais sans arrêt au plastique et à la pollution. Il n’est pas toujours facile de poursuivre le mode de vie zéro déchet, surtout si vous êtes entourés de personnes qui ne s’intéressent pas trop à cette idée, de réduire la production de déchets. Mais c’est ok aussi. Les opinions fonctionnent ainsi. Nous sommes d’accord ou pas d’accord (même si la surproduction de déchets plastiques ne peut pas être niée). Il était nécessaire pour moi d’accepter que tout le monde n’est pas si enthousiaste quand il s’agit de faire des compromis dans les choses si évidentes que les courses. C’est un changement doux, qui nous rend plus patients.

La dernière chose que j’ai appris avec le zero déchet c’est : ne faites pas quelque chose si vous ne le faites pas avec plaisir. Protéger l’endroit où nous vivons devrait être le plaisir pour tout le monde. Malheureusement, nous avons oublié cela. Il faut, encore une fois, faire preuve de patience pour que les choses changent.

Je suis sans doute devenue moins stressée en ce qui concerne la pollution plastique. J’évite les plastiques quand c’est possible. Il y a des produits emballés dans le plastique que je n’achèterais jamais. Or, il y a des moments où je ne peux pas éviter l’emballage en plastique. Avant, ça m’aurait énervé. Maintenant, j’accepte. Combien de choses emballées dans du plastique me faut-il vraiment ? Très peu à vrai dire.

Quand je ne peux pas éviter le plastique, je fais tout pour que l’emballage soit trié correctement. Je ne me pose pas trop de questions, je fais de mon mieux et cela me suffit.

Merci d’avoir lu mon article. Si vous n’êtes pas contents avec la quantité de déchets que vous produisez, vous pouvez commencer par refuser tout le plastique à utilisation unique et chercher des alternatives réutilisables. Vous n’êtes pas obligés de tout faire, ce n’est pas une quête de perfection. C’est faire de son mieux et le faire avec plaisir.


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